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Pilier · prix & devis
Le prix des travaux, ligne par ligne.
Une rénovation complète de salle de bain se situe entre 1 000 et 1 800 € par m² de pièce, une peinture murs et plafonds entre 25 et 45 € du mètre carré, un carrelage posé entre 80 et 120 € — fourniture et pose comprises, compilation de sources d’août 2026. Ces chiffres ne servent à rien tant qu’on ne sait pas ce qu’ils couvrent. Cette page dit d’où ils viennent, ce qu’ils incluent, et quelles lignes de votre devis expliquent l’écart avec le voisin.
Il a chiffré des chantiers de rénovation pendant dix-neuf ans et analysé les offres pour le compte de maîtres d’ouvrage : lire un devis ligne à ligne est son métier d’origine.
Dix-neuf ans en cabinet de métré à Nancy à chiffrer des chantiers de rénovation, avant de s’installer en assistance à maîtrise d’ouvrage. Il a lu plusieurs milliers de devis et sait où se logent les écarts.
Le prix d’un chantier ne se compare qu’à périmètre égal. Quatre précisions le déterminent : fourniture seule ou fourniture posée, dépose comprise ou non, évacuation des gravats incluse ou non, et taux de TVA appliqué. Sans ces quatre informations, deux devis restent incomparables, quel que soit l’écart entre leurs totaux.
L’essentiel
Une rénovation complète de salle de bain se situe entre 1 000 et 1 800 € par m² de pièce, une peinture murs et plafonds entre 25 et 45 € du m², un carrelage posé entre 80 et 120 € — compilation de sources d’août 2026, fourniture et pose.
Sept lignes expliquent presque tout l’écart entre deux devis : quantités, unité, dépose, évacuation, préparation du support, divers et imprévus, descriptif de la fourniture.
Un devis sans quantités au mètre carré ne se négocie pas : aucun poste ne peut être discuté isolément.
Le recours à un architecte devient obligatoire au-delà de 150 m² de surface de plancher totale après travaux.
Trois garanties courent après réception : parfait achèvement un an, bon fonctionnement deux ans, décennale dix ans.
Périmètre Écrit pour un propriétaire qui fait faire ses travaux et compare des devis d’entreprises. Cette page ne traite ni le financement, ni les aides publiques, ni le chiffrage d’une construction neuve. Pour les aides et la performance visée, voir la page rénovation énergétique.
Comparer trois offres suppose d’abord de comparer leurs périmètres, pas leurs totaux.
Ce que couvre un prix au mètre carré
Un prix de travaux ne veut rien dire sans quatre précisions. Elles tiennent en une phrase et elles changent le montant du simple au double.
Fourniture
Fourni, ou fourni posé
Le prix du carrelage lu en magasin n’a rien à voir avec celui du même carrelage posé. La main-d’œuvre représente le plus souvent la part principale d’une finition, et elle dépend du format, des coupes et de la planéité du support.
Dépose
Ce qu’il faut enlever avant
Moquette, ancien carrelage, colle, plinthes, appareils sanitaires : la dépose se compte en heures, et elle produit des gravats. Elle mérite une ligne à elle, avec sa quantité.
Évacuation
Où partent les gravats
Benne, rotations en déchèterie, protection des parties communes : c’est le poste le plus souvent absent des devis, et celui qui revient le plus souvent en avenant.
TVA
Quel taux, sur quelle ligne
Sur un logement achevé depuis plus de deux ans, plusieurs taux coexistent selon la nature des travaux — 20 %, 10 % pour l’amélioration et l’entretien, 5,5 % pour certains travaux d’amélioration énergétique. L’entreprise applique le taux et engage sa responsabilité : demandez qu’il figure ligne par ligne, pas en pied de page.
Les conditions d’application des taux réduits dépendent du logement et de la nature exacte des travaux. Faites confirmer le taux retenu par l’entreprise sur son devis, et vérifiez votre situation auprès du service public compétent plutôt que sur une plaquette commerciale.
Un devis qui porte ses quantités au mètre carré est un devis qui se discute ligne à ligne.
Les repères de prix que ce site publie
Chaque fourchette ci-dessous porte son unité, son périmètre et sa date de relevé. Un chiffre qui n’a pas les trois n’a pas sa place sur ce site, et il ne devrait pas avoir sa place dans votre comparaison non plus.
Poste
Unité
Fourchette
Périmètre
Rénovation complète de salle de bain
m² de pièce
1 000 à 1 800 €
Réseaux repris, sols et murs refaits, équipements remplacés.
Salle de bain, revêtements seuls
m² de pièce
400 à 900 €
Sans déplacement des évacuations ni des alimentations.
Peinture murs et plafonds
m² peint
25 à 45 €
Préparation comprise selon l’état du support ; un mur fissuré, humide ou très dégradé sort de la fourchette.
Sol stratifié
m² au sol
45 à 105 €
Hors ragréage et hors dépose de l’ancien sol ; plinthes et seuils à part.
Carrelage au sol
m² au sol
80 à 120 €
Grès cérame standard en pose droite ; grands formats et matériaux haut de gamme au-dessus.
Compilation de barèmes publiés, consultés le 25 août 2026, France métropolitaine, prix TTC, fourniture et pose. Ces fourchettes sont des ordres de grandeur destinés à situer un devis, pas à le remplacer. Le simulateur de budget les applique à votre surface.
D’où viennent ces prix
Un prix qu’on ne peut pas remonter à sa source ne vaut rien. Chaque fourchette publiée ici est établie en confrontant au moins deux barèmes professionnels sur le même poste, et en retenant la valeur qu’ils recoupent. Les sources sont liées et datées de leur consultation : vous pouvez les ouvrir une par une et refaire le chemin.
Sources consultées le 25 août 2026. Une fourchette de marché situe un devis, elle ne le remplace pas : seule une entreprise qui a vu le chantier s’engage sur un montant. Si un devis réel sort de l’une de ces fourchettes, écrivez-nous — l’écart est vérifié et daté dans le journal de mise à jour.
Les sept lignes qui expliquent un écart entre deux devis
Deux devis sur le même chantier peuvent s’écarter de plusieurs milliers d’euros sans qu’aucune des deux entreprises ne soit malhonnête. L’écart se loge presque toujours dans les mêmes endroits.
Ligne
Ce qu’il faut y lire
Le signal d’alerte
Les quantités
Une surface en m², un linéaire en ml, un nombre de points électriques.
Un forfait global sans quantité : rien ne pourra être discuté poste par poste.
L’unité
Chaque poste dans l’unité qui lui correspond réellement.
Un forfait là où le poste se mesure au mètre linéaire, comme les plinthes ou les joints.
La dépose
Ce qui est enlevé, et sur quelle surface.
Absence totale de la ligne : elle reviendra en avenant.
L’évacuation
Le mode d’évacuation des gravats et son coût.
Mention « évacuation à la charge du client » découverte le jour de la dépose.
La préparation du support
Ragréage, enduit, ponçage, primaire, avec leur surface.
La formule « préparation incluse », qui ne dit ni quoi ni combien.
Les divers et imprévus
Un pourcentage annoncé, justifié par un aléa identifié.
Une ligne à 15 % sans motif, que personne ne discute jamais.
La fourniture
Marque, gamme, format, classement d’usage, référence.
Un descriptif générique qui autorise une substitution après signature.
Lisez ces sept lignes avant de comparer les totaux. Un devis plus cher qui les détaille toutes vous coûtera souvent moins cher qu’un devis bas qui n’en porte aucune.
Sur les trois devis que vous avez en main, comparez d’abord les quantités annoncées au mètre carré. Si l’un des trois n’en donne aucune, vous ne pourrez discuter aucun poste, et son total n’est comparable à rien.
Ce qu’un devis de travaux doit obligatoirement porter
Un devis est un document contractuel dès que vous le signez. Avant de le signer, vérifiez qu’il vous permet de savoir qui s’engage, sur quoi, et pour combien de temps.
L’identité complète de l’entreprise, son numéro d’immatriculation et son adresse, qui vous permettent de vérifier qu’elle existe et depuis quand.
Le détail des travaux par poste, avec les quantités, les unités et les prix unitaires — pas seulement un montant global.
Le prix hors taxes, le taux de TVA appliqué à chaque ligne et le montant toutes taxes comprises.
La durée de validité de l’offre, qui vous dit combien de temps le prix tient et vous laisse le temps de comparer.
Les dates de début et la durée prévisionnelle des travaux, ainsi que les modalités de paiement et l’échéancier des acomptes.
Les références de l’assurance de responsabilité décennale de l’entreprise, avec la coordonnée de l’assureur et l’étendue de la couverture géographique.
Trois garanties couvrent des durées différentes après réception du chantier : le parfait achèvement pendant un an, le bon fonctionnement des équipements dissociables pendant deux ans, la garantie décennale pendant dix ans sur ce qui touche à la solidité de l’ouvrage ou le rend impropre à sa destination. Vérifiez l’attestation d’assurance avant les travaux, pas après le sinistre.
Qui pilote
Artisan, maître d’œuvre ou architecte, la question se pose avant le premier devis.
Sur un chantier à un seul corps d’état, vous traitez directement avec l’artisan et vous coordonnez vous-même. Dès que trois métiers doivent s’enchaîner dans le bon ordre — plomberie, électricité, carrelage — quelqu’un doit tenir le planning et arbitrer les reprises, et ce quelqu’un se paie, en pourcentage du montant des travaux.
Le recours à un architecte devient obligatoire lorsque la surface de plancher totale de la construction dépasse 150 m² après travaux. En dessous de ce seuil, il reste un choix, qui se justifie surtout quand le projet touche à la structure ou à l’aspect extérieur.
Faire piloter coûte plus cher à la ligne et souvent moins cher au total, parce que les reprises dues à un mauvais ordre d’intervention sont le poste caché le plus lourd d’une rénovation.
Dès que trois métiers s’enchaînent, quelqu’un doit tenir le planning — et cela se paie.
La séquence, du premier contact à la signature
Écrivez ce que vous voulez faire, poste par poste, avant d’appeler qui que ce soit — sans ce descriptif, chaque entreprise chiffrera un projet différent et les devis seront incomparables.
Vérifiez la formalité d’urbanisme applicable si vous créez de la surface ou modifiez l’aspect extérieur, et déposez le dossier avant de commander les travaux.
Demandez trois devis sur le même descriptif, et refusez de comparer un devis détaillé à un forfait global.
Contrôlez les sept lignes ci-dessus, puis les attestations d’assurance et les qualifications annoncées.
Négociez sur les postes identifiés, jamais sur un pourcentage du total — un rabais général se rattrape toujours quelque part.
Signez une fois l’autorisation obtenue, et gardez un échéancier d’acomptes proportionné à l’avancement réel.
Passez au chiffre
Une fourchette sur votre surface, en deux champs.
Cochez les postes de votre chantier, donnez la surface, et lisez la fourchette basse et haute de chacun avec son périmètre.
Si vous ne vérifiez qu’une ligne sur vos devis, prenez la dépose et l’évacuation des gravats. C’est le poste le plus souvent absent, celui qui revient toujours en avenant, et celui qui explique le mieux pourquoi le devis le moins cher ne l’est plus à la fin du chantier.
Journal de mise à jour
— Mise à jour des fourchettes de prix et de leurs sources.