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Pompe à chaleur : rendement réel, bruit et coût d’installation

25 août 2026 22 min de lecture Mis a jour 25 août 2026
Séverin Thiébaut

Économiste de la construction

Économiste de la construction, dix-neuf ans en cabinet de métré à Nancy avant de s'installer en assistance à maîtrise d'ouvrage. Il a lu plusieurs milliers de devis et sait exactement où se logent les…

Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Une pompe à chaleur air-eau se chiffre généralement entre 10 000 et 18 000 € TTC fourni posé, relevé au premier trimestre 2026, hors reprise lourde du réseau de chauffage et hors isolation. L’écart entre deux offres provient rarement de la machine seule : puissance retenue, ballon d’eau chaude, émetteurs, raccordements électriques, acoustique et mise en service pèsent directement sur le coût d’installation et sur le rendement réel.

En bref

  • Une pompe à chaleur ne produit pas quatre kilowattheures de chaleur pour un kilowattheure électrique dans toutes les conditions : le COP de catalogue est mesuré en laboratoire, alors que le SCOP décrit mieux la performance sur une saison entière.
  • Pour une maison de 100 m² correctement isolée, une PAC air-eau consomme couramment entre 4 000 et 6 000 kWh par an pour le chauffage, hors eau chaude sanitaire, selon la zone climatique et la température d’eau demandée.
  • Le bruit dépend moins du seul modèle que de l’emplacement de l’unité extérieure, de la proximité des ouvertures et du traitement des vibrations sur son support.
  • La bonne séquence commence par le traitement de l’humidité et des défauts d’isolation majeurs, puis le calcul des besoins de chauffage, avant le choix de la puissance et la pose de l’équipement.
  • Sur un devis, la ligne à faire détailler porte sur les adaptations hydrauliques et électriques, car c’est là que les forfaits cachent le plus souvent les travaux reportés en avenant.

Le rendement réel d’une pompe à chaleur dépend d’abord de la température de chauffage

Le rendement réel d’une pompe à chaleur ne se lit pas dans un seul chiffre imprimé sur une brochure. Le COP, ou coefficient de performance, compare l’électricité absorbée et la chaleur produite à un instant donné. Un COP de 4 signifie que l’appareil restitue quatre kilowattheures de chaleur pour un kilowattheure électrique consommé, mais dans des conditions précises de température extérieure et de température de départ d’eau.

Pour une pompe à chaleur air-eau, le chiffre souvent mis en avant est relevé avec un air extérieur à +7 °C et une eau de chauffage à 35 °C. Cette situation correspond à un plancher chauffant ou à des radiateurs très largement dimensionnés. Elle ne décrit pas une journée à -5 °C avec un réseau ancien demandant 55 °C. Le SCOP, coefficient saisonnier, est plus utile car il agrège les conditions sur une période de chauffe.

Les observations de terrain relayées par l’ADEME sur des installations en maisons individuelles donnent un COP moyen voisin de 2,9 pour les PAC aérothermiques, chauffage et usages associés selon le périmètre de mesure. Cette valeur ne signifie pas qu’une installation est défaillante. Elle montre qu’entre le dégivrage, les circulateurs, les pertes de distribution et les températures hivernales, le rendement annoncé au banc d’essai baisse dans une maison réelle.

Une installation air-eau alimentant un plancher chauffant à 35 °C travaille dans de bonnes conditions. Une autre, raccordée à des radiateurs initialement prévus pour une chaudière fioul avec une eau à 70 °C, demande un effort nettement plus élevé au compresseur. Une élévation de dix degrés de la température d’eau peut retirer environ un point de COP dans certaines conditions de fonctionnement. Il faut donc vérifier la température de départ prévue sur le devis, et non se contenter de la puissance nominale de la machine.

Le SCOP doit être rapproché des besoins du logement

Le calcul de base reste accessible. La consommation électrique annuelle estimée se détermine en divisant les besoins de chaleur par le SCOP retenu. Un logement ayant besoin de 15 000 kWh de chauffage sur l’année et une PAC affichant un SCOP réel de 3 consommeront environ 5 000 kWh d’électricité pour le chauffage. Avec un prix repère de 0,194 € TTC par kWh, relevé en mars 2026 pour l’électricité au tarif réglementé cité dans les données de comparaison, cela représente environ 970 € par an, hors abonnement et eau chaude sanitaire.

Cette estimation ne peut pas être transposée mécaniquement à toutes les maisons de 100 m². Une maison de même surface située dans une zone froide, avec des murs non isolés et un plafond à 2,70 m, demandera plus de chaleur qu’une construction compacte rénovée avec des combles isolés. L’ADEME relève des consommations moyennes de chauffage autour de 51 kWh électriques par mètre carré et par an pour une PAC aérothermique, contre environ 35 kWh/m²/an pour la géothermie, dans les périmètres étudiés.

La géothermie bénéficie d’une source de calories plus stable que l’air extérieur. Le sol ou la nappe ne passent pas brutalement de +7 °C à -5 °C au cours de la même semaine. En contrepartie, les capteurs horizontaux, les sondes verticales ou le captage sur nappe exigent des études, des terrassements ou des forages. Ce surcoût ne se justifie pas automatiquement dans une petite maison dont les besoins ont été réduits par l’isolation.

Le rendement s’apprécie aussi avec l’eau chaude sanitaire. La montée périodique à une température élevée pour les cycles sanitaires dégrade temporairement l’efficacité énergétique globale. Une estimation sérieuse sépare donc le chauffage des pièces, l’eau chaude sanitaire et la consommation des auxiliaires. Un devis qui promet une économie d’énergie en pourcentage sans indiquer la consommation initiale, la surface chauffée, la zone climatique et la température intérieure ne permet aucune comparaison sérieuse.

La question exacte à poser avant signature est la suivante : « Quelle température de départ d’eau retenez-vous à -7 °C extérieur, et quel SCOP estimez-vous pour mon réseau de chauffage existant ? » La réponse doit apparaître dans l’étude de dimensionnement, avec les déperditions du logement et la puissance calculée pièce par pièce.

La consommation et l’efficacité énergétique varient selon le type de pompe à chaleur

Une pompe à chaleur air-eau produit de l’eau chaude pour les radiateurs, le plancher chauffant et, selon l’équipement retenu, l’eau chaude sanitaire. Elle remplace souvent une chaudière. La PAC air-air diffuse directement de l’air chaud par des unités intérieures et peut assurer le rafraîchissement en été, mais elle ne remplace pas un réseau d’eau chaude pour la salle de bain. Le choix ne se fait donc pas sur le seul rendement affiché.

Pour une maison de 100 m² correctement isolée, en climat intermédiaire, une PAC air-eau représente couramment 4 000 à 6 000 kWh d’électricité annuelle pour le chauffage, soit environ 780 à 1 165 € TTC au prix de 0,194 € le kWh relevé en mars 2026. Une PAC air-air multisplit se situe plutôt entre 3 000 et 5 000 kWh par an pour le chauffage des pièces, soit 580 à 970 €, mais elle laisse entier le poste de production d’eau chaude sanitaire.

La PAC géothermique se place fréquemment entre 2 000 et 5 000 kWh annuels dans ce même ordre de grandeur de logement, avec un SCOP réel qui peut se situer autour de 4 à 4,5 lorsque le captage et les émetteurs sont cohérents. Ces chiffres concernent le chauffage seul. Ils ne valent pas pour une maison insuffisamment isolée, ni pour une consigne maintenue à 22 °C, ni pour un logement occupé toute la journée avec de fortes demandes d’eau chaude.

Solution de chauffage Consommation pour 15 000 kWh de besoins thermiques Coût annuel indicatif relevé en mars 2026 Périmètre de comparaison
PAC air-eau, SCOP 3 Environ 5 000 kWh électriques Environ 970 € TTC Chauffage seul, électricité à 0,194 €/kWh, abonnement exclu
PAC air-air, SCOP 3,2 Environ 4 700 kWh électriques Environ 910 € TTC Chauffage des pièces, eau chaude sanitaire exclue
Chaudière gaz condensation Environ 12 000 kWh de gaz Environ 1 220 € TTC Prix repère de 0,102 €/kWh, rendement de chaudière intégré
Radiateurs électriques Environ 13 500 kWh électriques Environ 2 620 € TTC Chauffage seul, électricité à 0,194 €/kWh

Les prix du tableau sont des ordres de grandeur calculés sur les tarifs d’énergie de mars 2026 et ne comprennent ni entretien, ni abonnement, ni investissement initial. Le gaz reste parfois cohérent si une chaudière récente fonctionne correctement, si le logement demande une température d’eau très élevée et si des travaux d’enveloppe sont prévus plus tard. Remplacer une chaudière en bon état par une PAC avant d’avoir traité des combles sans isolation ou une infiltration d’air massive revient à acheter une puissance que le bâtiment gaspille.

La température intérieure et les réglages modifient directement la facture

Chaque degré de consigne au-dessus de 19 °C peut augmenter la consommation de chauffage d’environ 7 %, ordre de grandeur couramment repris par l’ADEME. Passer de 19 °C à 22 °C ne représente donc pas un simple ajustement de confort. Cette hausse pèse à la fois sur la quantité de chaleur à fournir et sur le niveau de température d’eau nécessaire dans les radiateurs.

La loi d’eau, réglage qui adapte la température de départ à la météo extérieure, a une incidence directe. Une pente trop haute envoie de l’eau inutilement chaude dès que les températures baissent légèrement. L’installateur doit régler cette courbe après la mise en service, puis revenir lorsque l’installation a traversé plusieurs périodes de froid. Une réception limitée à l’allumage de la machine ne suffit pas.

Un abaissement nocturne brutal est rarement adapté à ce type de chauffage. La remontée rapide du matin peut conduire à solliciter l’appoint électrique, qui fonctionne avec un rendement de 1, comme un radiateur électrique. Un écart de 1 °C la nuit est généralement plus cohérent qu’un arrêt prolongé, sous réserve des habitudes d’occupation et de l’inertie du bâtiment.

La séquence des travaux doit être respectée. Le traitement des infiltrations, l’isolation de la toiture ou des combles, puis le contrôle des radiateurs et des débits viennent avant le dimensionnement final de la PAC. Installer d’abord la machine puis isoler fortement ensuite conduit souvent à conserver un appareil surdimensionné, sujet aux cycles courts. Le chauffage doit être calculé sur le logement qui existera après les travaux prévus, pas sur celui qui perd aujourd’hui ses calories.

Le bruit d’une pompe à chaleur se traite au plan d’implantation avant la commande

Le bruit constitue l’un des motifs de mécontentement les plus évitables sur une pompe à chaleur. L’unité extérieure contient un ventilateur et un compresseur. Son niveau sonore varie avec la puissance demandée, la température extérieure, le dégivrage et le mode de fonctionnement nocturne. Une fiche technique peut annoncer 45 dB(A) à une distance définie, sans que ce chiffre décrive le niveau sonore entendu depuis une chambre ou chez le voisin.

Il faut distinguer la puissance acoustique, donnée par le fabricant à la source, et la pression acoustique mesurée à une distance déterminée. Cette différence est souvent absente des devis. Une machine peut sembler silencieuse dans un jardin dégagé et devenir gênante lorsqu’elle est enfermée entre deux murs, placée sous une fenêtre de chambre ou installée dans un angle qui renvoie le son vers une parcelle voisine.

La réglementation française sur les bruits de voisinage ne fixe pas un seuil unique applicable à toutes les PAC. Elle s’appuie notamment sur la notion d’émergence sonore prévue par le Code de la santé publique. L’écart entre le bruit ambiant avec l’équipement et sans l’équipement ne doit pas dépasser 5 dB(A) le jour et 3 dB(A) la nuit, dans les conditions réglementaires de mesure. Une mesure réalisée au téléphone à une fenêtre ouverte n’établit pas à elle seule une non-conformité, mais elle signale un problème à traiter.

Un niveau sonore de 50 dB(A) ne se divise pas simplement par deux lorsqu’on s’éloigne. En espace ouvert, la distance atténue le bruit, mais les murs, les dalles et les cours étroites modifient fortement la propagation. Le support de pose compte également. Une unité fixée sur une façade légère peut transmettre des vibrations à la structure. Des plots antivibratiles adaptés ou un socle indépendant sur dalle peuvent limiter cette transmission, à condition que les liaisons et la tuyauterie ne recréent pas un pont vibratoire.

L’emplacement prévu doit apparaître clairement sur le devis

Une pose devant une baie vitrée, sous la fenêtre d’une chambre ou au droit d’une limite séparative constitue un mauvais choix, même si l’accès de l’installateur y est plus simple. L’unité doit conserver un espace suffisant pour l’aspiration et le rejet d’air, pour le dégivrage et pour les opérations d’entretien. Un coffrage fermé réduit parfois la perception du bruit à un endroit, mais il peut dégrader la circulation d’air et faire travailler la machine dans de mauvaises conditions.

Le coût d’un socle béton, fourni posé, se situe couramment entre 250 et 600 € TTC relevé au premier trimestre 2026, selon dimensions, terrassement léger et éloignement des réseaux. Des plots antivibratiles représentent un montant inférieur, souvent de l’ordre de 80 à 200 € TTC fournis posés, mais ils ne remplacent pas une réflexion sur la distance aux fenêtres et aux voisins. Un écran acoustique correctement dégagé peut ajouter environ 400 à 1 200 € TTC fourni posé selon longueur, matériau et fondations, hors reprise paysagère.

Un devis qui indique seulement « pose de groupe extérieur sur support adapté » ne permet pas de vérifier le bruit futur. Le plan d’implantation, la nature du support, les plots antivibratiles et l’évacuation des condensats doivent être écrits avant la commande.

L’évacuation des condensats est un poste discret mais concret. En période de dégivrage, l’unité extérieure rejette de l’eau. Si cette eau tombe sur un passage, elle peut geler. Si elle s’écoule contre un mur ou vers une terrasse, elle peut créer des salissures et des désordres d’usage. Le devis doit préciser si l’évacuation se fait par gravité, par drain, par pompe de relevage ou dans un regard existant.

Le voisinage se gère aussi avant le chantier. Un échange sur l’implantation évite de découvrir le groupe extérieur après la pose. Le point à vérifier est simple : demandez la puissance acoustique de l’appareil, la pression acoustique à 1 et 5 mètres, et le mode nuit annoncé par le fabricant. Une entreprise qui ne fournit aucune donnée acoustique ne permet pas d’apprécier le risque réel.

Le coût d’installation d’une pompe à chaleur se lit poste par poste

Le coût d’installation d’une pompe à chaleur air-eau se répartit entre le matériel, les raccordements, la main-d’œuvre, les adaptations du chauffage existant et la mise en service. Une offre à 10 000 € TTC et une autre à 18 000 € TTC, fournies posées et relevées au premier trimestre 2026, peuvent être toutes deux cohérentes. Il faut déterminer ce qui est inclus dans chacune avant de conclure que l’une est trop chère.

Dans une rénovation classique avec conservation des radiateurs, une PAC air-eau de 6 à 10 kW peut représenter 5 000 à 8 000 € TTC pour la fourniture du groupe extérieur, du module hydraulique et de la régulation, selon les fonctions intégrées. La pose, les raccordements hydrauliques, l’électricité, le tirage des liaisons, les organes de sécurité et la mise en service peuvent représenter 3 000 à 6 000 € TTC supplémentaires. Ces montants sont donnés hors ballon d’eau chaude sanitaire séparé, hors dépose d’une cuve fioul et hors remplacement généralisé des radiateurs.

Un ballon d’eau chaude sanitaire de 180 à 250 litres ajoute fréquemment 1 200 à 2 500 € TTC fourni posé, relevé au premier trimestre 2026, selon le modèle, les reprises de plomberie et l’accessibilité. Une adaptation électrique avec protection dédiée, câble, disjoncteur et éventuelle modification du tableau se chiffre souvent entre 400 et 1 500 € TTC fourni posé. Le passage d’une alimentation monophasée à une adaptation plus lourde ne peut pas être évalué sans examen du tableau, du branchement et de la puissance disponible.

Poste du devis Ordre de grandeur relevé au premier trimestre 2026 Périmètre à vérifier
PAC air-eau avec régulation 5 000 à 8 000 € TTC Fourniture seule, puissance et fonctions à préciser
Pose et raccordements 3 000 à 6 000 € TTC Fourni posé, liaisons, hydraulique, mise en service, hors grosses reprises
Ballon d’eau chaude sanitaire 1 200 à 2 500 € TTC Fourni posé, 180 à 250 litres, hors déplacement majeur de plomberie
Socle ou support de groupe extérieur 250 à 600 € TTC Fourni posé, dalle ou support, hors terrassement important
Entretien annuel 150 à 250 € TTC par an Contrôle et nettoyage, selon contrat et puissance de l’équipement

La TVA dépend notamment de l’ancienneté du logement, de la nature exacte des travaux et des conditions administratives. Elle doit être indiquée sur le devis, au taux applicable à votre opération, et non ajoutée verbalement à la fin de l’échange. Les dispositifs publics d’aide évoluent fréquemment. Leur principe peut réduire une partie de l’investissement sous conditions, mais l’éligibilité ne se présume pas. Le cas personnel doit être vérifié auprès du service public de la rénovation de l’habitat avant la signature et avant le démarrage.

Les postes oubliés font varier le prix final

La dépose d’une ancienne chaudière, la neutralisation d’une cuve fioul, l’évacuation des déchets, la reprise d’un conduit inutilisé ou le remplacement d’un radiateur insuffisant ne sont pas des détails. Une dépose de chaudière murale et son évacuation peuvent représenter plusieurs centaines d’euros. Une cuve fioul enterrée ou difficilement accessible relève d’un autre budget, car le dégazage, le nettoyage, le comblement ou l’enlèvement doivent être chiffrés séparément.

La certification de l’entreprise mérite une vérification documentaire. Une mention « RGE » dans une publicité ne suffit pas pour un dossier d’aide ni pour contrôler le domaine de qualification. Le lecteur peut consulter les éléments à demander sur la vérification d’une certification RGE avant de retenir une offre. Le numéro de qualification, sa période de validité et son domaine doivent correspondre aux travaux de chauffage envisagés.

Le poste de régulation mérite aussi une ligne détaillée. Un thermostat d’ambiance, une sonde extérieure, une vanne de mélange, un désemboueur ou un pot à boues ne jouent pas le même rôle. Un réseau ancien peut nécessiter un rinçage ou un désembouage avant raccordement afin d’éviter que les boues circulant dans les radiateurs ne compromettent l’échangeur. Comptez fréquemment 500 à 1 200 € TTC fourni posé pour cette opération selon le nombre de circuits, l’accessibilité et le traitement prévu, relevé au premier trimestre 2026.

La question précise à poser est la suivante : « Le prix comprend-il le désembouage, le pot à boues, l’équilibrage hydraulique, l’adaptation électrique, la dépose de l’ancien générateur et l’évacuation des déchets ? » Un oui oral ne vaut pas une ligne de devis. Il faut une quantité, une unité ou un forfait clairement décrit.

Choisir une pompe à chaleur impose de vérifier le chantier avant de signer

La puissance d’une pompe à chaleur ne se choisit pas en divisant une surface par un chiffre standard. Une maison de 120 m² peut avoir besoin de 5 kW comme de 12 kW selon son isolation, sa compacité, son exposition, sa ventilation, sa localisation et la température intérieure attendue. Le dimensionnement doit partir des déperditions, c’est-à-dire de la chaleur que le bâtiment perd au point de froid de référence de la zone.

Une machine sous-dimensionnée sollicitera régulièrement son appoint électrique lors des périodes froides. Une machine trop puissante enchaînera des cycles courts, avec des démarrages répétés qui dégradent la performance et peuvent réduire la durée de service des composants. Le devis doit indiquer la puissance délivrée à différentes températures extérieures, notamment à -7 °C, et non seulement une puissance maximale commerciale.

Les radiateurs existants doivent être examinés avant la commande. Leur dimensionnement historique est souvent inconnu. Il faut vérifier s’ils peuvent fournir la puissance nécessaire avec une eau à 45 °C ou 50 °C, plutôt qu’à 70 °C. Certains radiateurs en fonte possèdent une surface d’échange suffisante pour fonctionner à température plus basse. D’autres devront être remplacés ou complétés. Une PAC haute température peut conserver davantage d’émetteurs, mais elle consommera généralement plus qu’une installation basse température.

Un audit de l’enveloppe est parfois plus utile qu’un remplacement immédiat de générateur. Des combles perdus isolés par soufflage pour atteindre une résistance thermique de 7 se situent couramment entre 20 et 40 € TTC par mètre carré fourni posé, relevé au premier trimestre 2026, hors traitement préalable de charpente, accès complexe ou dépose d’isolant pollué. Réduire les pertes avant le calcul final permet parfois de choisir une puissance inférieure et de diminuer le coût de l’équipement.

L’ordre du chantier protège la performance future

Le traitement de l’humidité vient avant l’isolation et avant la PAC. Isoler un mur qui reçoit des remontées capillaires ou des infiltrations ne règle pas le désordre. Une fois l’enveloppe contrôlée, les travaux sur la toiture, les combles, les menuiseries très dégradées et la ventilation doivent être étudiés. La ventilation ne doit pas être supprimée pour réduire les sensations de froid : un logement doit rester sain et évacuer l’humidité intérieure.

  1. Faites vérifier les déperditions du logement, l’état de l’isolation, la ventilation et l’absence de désordre d’humidité avant de fixer la puissance de chauffage.
  2. Contrôlez les radiateurs, les diamètres de tuyauterie, les débits et l’état de l’eau du réseau avant de choisir une température de départ.
  3. Arrêtez l’emplacement de l’unité extérieure, le support, l’évacuation des condensats et les contraintes de bruit avant la commande du matériel.
  4. Faites détailler la dépose de l’ancien générateur, les adaptations électriques, les protections hydrauliques et les réglages de réception sur le devis.
  5. Prévoyez une visite de réglage après une période de chauffage réelle, car la loi d’eau et l’équilibrage ne se valident pas seulement le jour de la mise en route.

L’entretien annuel fait partie du coût complet. Pour les équipements dont la puissance dépasse 4 kW, un entretien périodique par un professionnel est obligatoire depuis 2020, avec une périodicité maximale de deux ans selon la réglementation applicable à l’équipement. Dans la pratique, une visite annuelle facturée entre 150 et 250 € TTC, relevé au premier trimestre 2026, permet de contrôler l’échangeur, les filtres, le circuit et les réglages. Le contrat doit préciser les opérations incluses et les délais d’intervention, sans confondre entretien et garantie.

Une pompe à chaleur est un investissement cohérent lorsque le logement peut être chauffé à une température d’eau modérée, que les pertes ont été réduites et que l’implantation respecte les contraintes acoustiques. Si les radiateurs exigent encore 70 °C, si les combles ne sont pas isolés et si aucun emplacement acceptable n’existe pour le groupe extérieur, les travaux doivent être séquencés autrement. Entre deux devis, retenez celui qui donne les températures de calcul, les postes de raccordement et le plan d’implantation, car vous pourrez contrôler ce que vous payez et ce que la machine devra réellement fournir.

Quel SCOP retenir pour estimer la consommation d’une pompe à chaleur air-eau ?

Pour une estimation prudente en maison individuelle, un SCOP réel compris entre 2,9 et 3,5 donne une base plus crédible qu’un COP de catalogue. Il faut ensuite intégrer la zone climatique, la température de départ des radiateurs, l’eau chaude sanitaire et le niveau d’isolation.

Une pompe à chaleur air-eau est-elle bruyante la nuit ?

Elle peut devenir gênante si l’unité extérieure est placée près d’une fenêtre, dans un angle de façade ou contre une limite séparative. La réglementation s’appuie notamment sur une émergence maximale de 3 dB(A) la nuit dans les conditions de mesure prévues. L’implantation et les vibrations comptent autant que le modèle choisi.

Quel budget prévoir pour remplacer une chaudière par une pompe à chaleur ?

Une PAC air-eau se situe souvent entre 10 000 et 18 000 € TTC fourni posé, relevé au premier trimestre 2026, selon la puissance, le ballon d’eau chaude, les adaptations du réseau et l’électricité. La dépose d’une chaudière, la neutralisation d’une cuve fioul ou le remplacement de radiateurs peuvent s’ajouter.

Faut-il isoler avant de poser une pompe à chaleur ?

Les défauts majeurs d’isolation et les problèmes d’humidité doivent être traités avant le dimensionnement final. La PAC doit être calculée sur les besoins du logement après les travaux prévus, faute de quoi elle risque d’être surdimensionnée et moins performante.

Quelle question poser à l’installateur avant de signer le devis ?

Demandez la température de départ d’eau prévue à -7 °C extérieur, la puissance disponible dans cette condition, le SCOP estimé, les travaux inclus sur le réseau existant et le plan précis d’implantation de l’unité extérieure. Ces éléments doivent figurer par écrit.

Journal de mise à jour

  • — Mise à jour des fourchettes de prix et de leurs sources.